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Avantages et inconvénients des SCPI

Comprendre les risques et les avantages avant d'investir en SCPI

Les SCPI sont-elles vraiment un bon placement ? Pour le savoir, il faut regarder précisément leurs avantages et leurs inconvénients. Cet article vous aide à comprendre ce que les SCPI ont vraiment à offrir, et ce qu’elles peuvent poser comme contraintes.

Avertissement : Investissement immobilier long terme, à liquidité limitée, sans garantie du capital ni de revenus.

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Les avantages fondamentaux de l’investissement en SCPI

Diversification et mutualisation des risques immobiliers

Lorsque vous achetez une part de SCPI, la société investit votre argent et celui des autres épargnants en achetant des biens, dans le but de générer des loyers et de vous en reverser une part (sans pouvoir le garantir). Votre argent ne va pas dans un seul immeuble. Il est réparti dans des dizaines, parfois des centaines de biens :

  • bureaux, commerces, logistique, santé, résidentiel…
  • situés dans différentes villes (Paris, grandes métropoles, régions, parfois Europe) ;
  • avec différents locataires (entreprises, administrations, commerces, cliniques…).

Autrement dit, la SCPI ne dépend pas d’un seul locataire ni d’un seul marché local. Dès lors, si un locataire quitte un immeuble ou si un marché local traverse une baisse, cela ne remet pas en cause tout votre investissement. En effet, les autres locataires et immeubles continuent de payer des loyers. 

Le risque est dilué, à l’inverse d’un investissement immobilier classique où il est concentré dans un seul bien.

Cette diversification et mutualisation des risques est un vrai avantage pour les épargnants. Vous avez accès à une diversification professionnelle que vous ne pourriez pas reproduire en achetant un seul appartement. Cela offre de la visibilité sur les potentiels revenus (les loyers versés) et dilue le risque locatif (vacance, impayés, baisse de valeur d’un secteur). Toutefois, cela ne garantit pas le capital investi, ni la liquidité du placement.

Bon à savoir : Les limites de la diversification en SCPI

La diversification permet de mieux répartir les risques entre plusieurs immeubles et locataires. En revanche, elle ne protège pas contre une baisse globale du marché immobilier. Si l’ensemble du secteur se dégrade, la valeur des immeubles et les revenus peuvent être impactés, même dans une SCPI bien diversifiée.

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Gestion déléguée : la simplicité pour l’investisseur

Dans une SCPI, la gestion est assurée par une société de gestion, ce qui signifie que l’investisseur n’intervient pas directement dans l’administration des biens.

Concrètement, elle prend en charge l’ensemble des aspects opérationnels : la recherche et la sélection des locataires, la rédaction et la signature des baux, ainsi que l’encaissement des loyers. Elle veille également à l’entretien des biens, organise et supervise les travaux lorsque cela est nécessaire, et gère les éventuels incidents comme les impayés.

Au-delà de ces missions, la société de gestion assure aussi le suivi administratif et comptable. Elle s’occupe enfin des décisions d’investissement, en arbitrant les acquisitions et les cessions d’immeubles afin d’optimiser la performance globale du portefeuille.

En tant qu’associé, vous ne gérez rien du tout. Vous recevez simplement les potentiels revenus (loyers distribués). Cette fonction est un vrai plus, surtout si vous n’avez pas le temps de gérer un bien immobilier, ne souhaitez pas gérer les imprévus, ou n'avez pas envie de traiter avec des locataires, artisans, notaires, etc.

En revanche, la société de gestion ne travaille pas gratuitement. Pour ce service rendu, elle se rémunère sous forme de frais de souscription et de gestion prélevés sur le montant de la souscription, et sur les loyers encaissés.

Bon à savoir : La simplicité a un coût

La gestion déléguée est intégralement prise en charge par la société de gestion, mais ce service n’est pas gratuit. Des frais de souscription et de gestion sont prélevés, à la fois lors de l’investissement et sur les loyers encaissés, ce qui vient réduire la rentabilité finale pour l’investisseur.

Accessibilité financière et effet de levier

Contrairement à un achat immobilier classique (où il faut souvent plusieurs milliers d’euros), la SCPI permet d’acheter des parts d’un parc immobilier. Le prix d’une part varie selon la SCPI, mais se situe souvent autour de 200 € à 1 000 €. Cela signifie que vous pouvez investir dans l’épargne immobilière sans avoir à investir une grosse somme de départ.

Autre point à noter, vous pouvez contracter un crédit immobilier (ou un prêt personnel dans certains cas) pour acheter des parts de SCPI, comme si vous achetiez un appartement.

Avec l’emprunt :

  • vous investissez plus que votre apport initial ;
  • les potentiels loyers de la SCPI peuvent vous aider à rembourser une partie du crédit ;
  • vous bénéficiez de l’effet de levier du crédit.

En revanche, cela ajoute un risque. Vous avez un crédit à rembourser quoi qu’il arrive et cela vous engage. La SCPI n’a pas un rendement garanti. Si les dividendes baissent, vous continuez quand même à payer vos mensualités de crédit. Vous ne pouvez donc pas compter uniquement sur ces revenus pour faire face à vos échéances.

Bon à savoir : Le crédit augmente aussi les risques

Recourir à un crédit permet d’augmenter sa capacité d’investissement grâce à l’effet de levier. En contrepartie, cela crée un engagement financier sur la durée. Le remboursement du crédit reste dû, même en cas de baisse des revenus distribués par la SCPI, qui ne sont jamais garantis. Il est donc important de s’assurer que cet investissement reste compatible avec sa situation financière.

Revenus réguliers et potentiel à long terme

La plupart des SCPI versent des revenus tous les trimestres. Ce sont les loyers encaissés sur les immeubles, répartis entre les investisseurs. L’objectif est de  profiter d’un revenu potentiellement régulier. Mais attention, ce n’est jamais garanti, car il dépend du taux d’occupation des immeubles, des loyers réellement perçus, ainsi que des décisions de la société de gestion.

Le placement peut également générer un potentiel de plus-value à la revente des parts. En effet, la valeur des immeubles détenus par la SCPI peut augmenter avec le temps, en fonction des quartiers qui se développent, des immeubles rénovés, ou de la hausse globale du marché immobilier.

Toutefois, les loyers comme la valorisation, dépendent de l’évolution des marchés, ce qui peut faire fluctuer l’investissement à la hausse comme à la baisse. Le capital n’est pas garanti.

Bon à savoir : Des revenus et une valorisation non garantis 

Les revenus versés par les SCPI peuvent varier d’un trimestre à l’autre en fonction du taux d’occupation des immeubles, des loyers perçus et des choix de gestion. De même, la valeur des parts dépend de l’évolution du marché immobilier. Les revenus comme le capital peuvent donc fluctuer à la hausse comme à la baisse, sans garantie.

Transparence et contrôle réglementaire

Les SCPI sont réglementées et contrôlées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cela signifie que la société de gestion doit respecter des règles strictes, doit publier des rapports détaillés, est auditée régulièrement et doit protéger l’épargnant (transparence, règles de gestion, information).

Il existe donc un cadre juridique sérieux. En revanche, il n’existe aucune garantie de performance ni de capital.

L’AMF garantit que la société de gestion est contrôlée et que son fonctionnement est transparent et réglementé. Mais elle n’assure pas le niveau des loyers, le rendement, la valeur future des parts, la liquidité (vendre rapidement).

Bon à savoir : La SCPI est sécurisée dans sa structure, pas dans son résultat

Les SCPI évoluent dans un cadre réglementé et contrôlé par l’AMF, ce qui assure la transparence et le respect des règles de gestion. En revanche, cette supervision ne garantit ni le niveau des loyers, ni la performance, ni la valeur future des parts, ni la liquidité du placement.

Les inconvénients majeurs à considérer avant d’investir en SCPI

Frais importants impactant la rentabilité

Les SCPI ont deux types de frais principaux :

  1. Les frais de souscription (ou d’entrée), prélevés lorsque vous achetez des parts, en général autour de 8 % à 12 % du montant investi. Autrement dit, si vous investissez 1 000 €, une partie sert immédiatement aux frais.
  2. Les frais de gestion annuels prélevés sur les loyers encaissés, souvent autour de 8 % à 10 % des loyers. Vous ne les payez pas directement, ils sont déjà déduits avant que vous receviez les revenus.

Ces frais représentent un vrai coût. Ils peuvent être un problème si vous voulez investir pour seulement 2 ou 3 ans, car dans ce cas, ils peuvent impacter votre rentabilité. En revanche, sur longue durée (la durée recommandée est de minimum 8 à 10 ans), les frais peuvent devenir moins visibles si la SCPI a permis qu’ils soient“amortis” par les loyers perçus.

Liquidité limitée et durée de détention recommandée


Avec une SCPI, vous ne pouvez pas vendre vos parts instantanément. Il faut attendre qu’un acheteur se présente (dans le cas d’une SCPI à capital fixe) ou que la SCPI collecte assez d’argent pour racheter vos parts (avec la SCPI à capital variable).

Ce n’est pas un placement que vous pouvez récupérer du jour au lendemain, comme un livret d’épargne. Dans les périodes difficiles, les délais de revente peuvent s’allonger. La liquidité est donc limitée et il est important d’en tenir compte. 

Par ailleurs, comme expliqué précédemment, les SCPI ont des frais d’entrée élevés. il faut du temps pour les “amortir”.  La durée recommandée est souvent de 8 à 10 ans minimum. Si vous vendez vos parts trop tôt :

  • vous risquez de ne pas avoir rattrapé les frais ;
  • la valeur de la part peut être inférieure 
  • le rendement total peut être moins intéressant.

Risque de perte en capital et fluctuations du marché immobilier

La valeur des parts SCPI n’est pas garantie et dépend de l’évolution du marché immobilier. Si le marché immobilier baisse, la valeur des immeubles baisse, et la valeur des parts peut baisser aussi. Votre capital peut varier.

Par ailleurs, il existe aussi un risque de vacance locative, notamment lorsqu’un immeuble n’est pas loué (ce qui génère alors moins de loyers aux investisseurs). S’il y a plusieurs locataires qui partent en même temps ou si un marché local se dégrade, cela peut :

  • réduire les revenus versés voire les supprimer ;
  • peser sur la performance voire la rendre négative ;
  • parfois même nécessiter des travaux pour relouer.

Fiscalité parfois lourde sur les revenus fonciers

Les revenus des SCPI sont considérés comme des revenus fonciers. Cela veut dire qu’ils sont imposés comme si vous percevez des loyers d’un appartement.

Si vous êtes dans une tranche marginale d’imposition (TMI) élevée, les revenus des SCPI sont fortement taxés. À cela s’ajoutent ensuite 17,2 % de prélèvements sociaux.

À titre d’exemple, si vous êtes à 30 % de TMI, vos revenus SCPI générés en France seront taxés à 47,2 % au total. Si vous êtes à 41 %, vous serez imposé au taux de 58,2 %. C’est très élevé.

Rôle limité de l’investisseur dans la gestion

Lorsque vous investissez en SCPI, vous devenez associé, mais la gestion est entièrement déléguée à la société de gestion.

Elle décide quels immeubles acheter ou vendre, quels travaux réaliser, quels locataires accepter, comment fixer les loyers, comment répartir les investissements, ou encore à quel rythme distribuer les revenus.

Vous n’intervenez sur rien au quotidien. Si une décision ne vous plaît pas (vente d’un immeuble, baisse des dividendes, nouvelle stratégie), vous ne pouvez pas l'empêcher.

Votre seule vraie solution est de vendre vos parts (ce n’est pas toujours immédiat ni possible).

Scénarios pratiques d’utilisation des SCPI pour construire ses revenus retraite

Marie a 62 ans et prévoit de prendre sa retraite dans trois ans. Elle dispose de 60 000 € d’épargne qu’elle souhaite transformer en complément de revenu pour améliorer son quotidien une fois à la retraite. Comme elle ne veut pas gérer un appartement ni s’occuper de locataires, elle se tourne vers les SCPI logées dans son assurance-vie, un contrat qu’elle détient depuis plus de huit ans.

Le vrai avantage, pour Marie, vient de la fiscalité. Comme ses SCPI sont hébergées dans son assurance-vie, elle ne paie pas d’impôt chaque année sur les loyers qui sont générés. Elle n’est imposée que lorsqu’elle retire de l’argent de son contrat. Après huit ans de détention, elle bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € sur ses gains.

Au moment de la retraite, dans le cas où la fluctuation des unités de compte SCPI a été favorable, Marie obtient donc un complément de revenu peu fiscalisé, qui améliore son niveau de vie. Elle a réussi à transformer une partie de son épargne en une rente régulière.

Toutefois ce scénario positif ne peut gommer le risque réel d’évolution négative de son contrat et de perte en capital.

Nouvelle perspective : Les SCPI et la préparation à la retraite, une option peu exploitée

SCPI comme solution d’épargne longue adaptée à la retraite

Les SCPI, par leur nature de placement immobilier collectif à long terme, peuvent être intégrées dans une stratégie globale de préparation à la retraite. En effet, il est conseillé d’envisager cet investissement sur une durée longue, (souvent 8 à 10 ans minimum).
Or, préparer sa retraite, c’est justement un projet long terme : les deux peuvent donc coïncider.
Les SCPI versent de potentiels revenus issus des loyers (souvent chaque trimestre). Lorsque vous serez à la retraite, ces loyers peuvent devenir un complément de revenu (non garanti) pour améliorer votre niveau de vie. 

Finalement,  vous pouvez acheter quelques parts maintenant, puis ajouter selon votre budget. Cela permet de construire une épargne retraite petit à petit, sans gros effort financier d’un coup.

SCPI en assurance-vie : optimiser la fiscalité retraite

Au lieu d’acheter vos parts de SCPI “en direct”, vous pouvez les acheter à l’intérieur d’un contrat d’assurance-vie. Dans ce cas, la SCPI devient une unité de compte du contrat. Vous vous appuyez sur la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie au bout de 8 ans. C’est souvent une solution utilisée par les épargnants avec une TMI élevée, car elle réduit fortement l’impôt sur les revenus, qui ne sont pas versés mais capitalisés au sein du contrat.

En direct, les revenus de la SCPI sont fiscalisés  au barème progressif de l’impôt selon votre TMI avec 17,2 %. Dans l’assurance-vie, les loyers de la SCPI ne sont pas imposés chaque année puisqu’ils ne sont pas versés directement, et les revenus restent dans l’enveloppe, sans fiscalité immédiate.Vous n’êtes taxé que si vous faites un retrait, et selon la fiscalité spécifique de l’assurance-vie.

Une fois que votre contrat d’assurance-vie dépasse 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur vos retraits  (4 600 € de gains exonérés par an ou 9 200 € pour un couple) et d’un taux d’imposition réduit sur les gains retirés.

Par ailleurs, l’assurance-vie est un outil pour transmettre un capital, car elle permet :

  • de choisir librement ses bénéficiaires ;
  • de profiter de 152 500 € d’abattement par bénéficiairesi les versements ont été faits avant 70 ans,
  • d’éviter les règles strictes de la succession classique.

Questions fréquentes sur les avantages et inconvénients des SCPI

Comment choisir une SCPI adaptée à ses objectifs ?

Pour choisir une SCPI, il faut d’abord clarifier votre objectif :

  • cherchez-vous des revenus réguliers ;
  • une diversification ;
  • une valorisation du capital sur le long terme ? 

Ensuite, orientez-vous vers une SCPI dont la stratégie correspond à ce que vous recherchez :

  • les SCPI de rendement pour les revenus ;
  • les SCPI diversifiées pour équilibrer les risques ;
  • les SCPI spécialisées (santé, logistique, bureaux, Europe…) pour une conviction précise. 

Vérifiez également la qualité de la société de gestion, son historique, la taille du patrimoine et les taux d’occupation. Une bonne SCPI est avant tout une SCPI dont la stratégie et la gestion sont cohérentes avec votre profil.

N’oubliez pas que la SCPI ne garantit ni le capital investi, ni les revenus à venir, ni la revente des parts.

Quels sont les indicateurs de performance à surveiller ?

Le plus connu est le taux de distribution (le revenu versé chaque année), mais il ne peut offrir une vision globale des résultats de la SCPI sur le temps long. Le taux de rendement interne et la performance globale annuelle viennent prendre en compte l’évolution de la valeur de part. Viennent ensuite le taux d’occupation financier (qui montre si les immeubles sont loués et génèrent du revenu), l’évolution du prix de la part (indique la stabilité ou la croissance du patrimoine), et la capitalisation (la taille de la SCPI, souvent synonyme de solidité).

Enfin, regardez le report à nouveau, une sorte de réserve de sécurité qui permet d’amortir les années plus difficiles. Ces indicateurs vous donnent une vision concrète de la santé de la SCPI. Il faut rappeler toutefois que les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.

Est-ce rentable d'investir en SCPI ?

Investir en SCPI peut être rentable, mais ce n’est jamais garanti. En 2024 les SCPI ont offert un rendement moyen de 4.72 %(source ASPIM). Cependant, la performance dépend de la qualité de la gestion, du marché immobilier, de votre fiscalité et de la durée de détention. 

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