Avertissement : La SCPI est un placement immobilier collectif à long terme présentant un risque de perte en capital et une liquidité limitée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant tout investissement, il est recommandé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine.
Bon à savoir : qu'est-ce qu'une SCPI ?
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont des organismes de placement collectif en immobilier non cotés dont l'objet principal est l'acquisition et la gestion d'un patrimoine immobilier locatif. Leur fonctionnement repose sur trois étapes :
- Des investisseurs achètent des parts de la SCPI.
- La société de gestion, agréée par l'AMF, utilise les fonds collectés pour acquérir et gérer un parc immobilier (bureaux, cliniques, commerces, entrepôts logistiques, etc.).
- Les loyers encaissés, diminués des frais de gestion, sont redistribués aux associés sous forme de dividendes (non garantis), de façon trimestrielle ou mensuelle.
Ce mécanisme permet à l'investisseur de détenir via la SCPI une fraction d'un patrimoine diversifié sans en assurer la gestion opérationnelle, en contrepartie de frais. Il convient de souligner que le montant des revenus distribués peut varier en fonction du taux d'occupation des actifs, de l'évolution des loyers et de la conjoncture immobilière, et qu'aucune garantie ne porte sur leur distribution.
Le classement des meilleures SCPI en 2026
- Le taux de distribution de la SCPI est la division du dividende brut, avant prélèvement libératoire et autre fiscalité payée par le fonds pour le compte de l’associé, versé au titre de l’année N (y compris les acomptes exceptionnels et quote-part de plus-values distribuées) par le prix de souscription au 1er janvier de l’année N pour les SCPI à capital variable, et le prix de part acquéreur moyen de l’année N-1 pour les SCPI à capital fixe.
- TRI (Taux de Rendement Interne) : objectif de performance annualisée, non garanti, d’un placement sur une période donnée, tenant compte du capital investi, des revenus perçus et de l’évolution du prix de part.
- PGA (Performance Globale Annuelle) : somme du taux de distribution de l’année N et de la variation du prix de souscription entre le 1er janvier N et le 1er janvier N+1.
Important à savoir : les SCPI de création récente disposent d’un historique de performance limité, ce qui rend l’évaluation de leur trajectoire plus incertaine. En phase de collecte, leur portefeuille peut être partiellement investi, ce qui est susceptible de peser temporairement sur les rendements distribués.
- Comète reste numéro 1 mais passe de 11,18 % (2024) à 9,00 % (2025), normalisation attendue pour une jeune SCPI en phase de déploiement
- Transitions Europe progresse fortement (de #3 à #2), avec une capitalisation qui a plus que doublé en 2025 (de ~540 M€ à ~1,1 Md€)
- Iroko Zen monte à la 4e place et passe la barre du milliard de capitalisation
- Capiforce Pierre (#3 par TD) affiche une PGA de seulement 4,92 % malgré un bon TD, signe d'une légère décote de la part en capital
- Upêka recule au 10e rang en TD (5,71 %) mais affiche la meilleure PGA hors Transitions Europe et Comète (8,71 %) grâce à une revalorisation de part de +3 %
Note méthodologique
Ce classement s'appuie exclusivement sur des données publiques et vérifiables, publiées par les sociétés de gestion agréées par l'AMF et compilées par l'ASPIM (Association française des Sociétés de Placement Immobilier) et l'IEIF (Institut de l'Épargne Immobilière et Foncière).
Les critères retenus sont les suivants :
- Taux de distribution 2025 (source : bulletins d'information des sociétés de gestion, données ASPIM-IEIF)
- Performance Globale Annuelle (PGA) 2025, intégrant le taux de distribution et l'évolution du prix de part
- Capitalisation au 31 décembre 2025
- Taux d'occupation financier (TOF) moyen sur l'exercice 2025
- Diversification sectorielle et géographique du patrimoine
- Régularité de distribution sur les trois derniers exercices
Aucune donnée prévisionnelle n'entre dans ce classement. Les taux de distribution indiqués sont des données historiques et ne constituent en aucun cas une projection ou une garantie de performance future.
Les critères de sélection des SCPI
Plusieurs indicateurs permettent d'analyser objectivement une SCPI. Aucun ne doit être examiné isolément.
Le taux de distribution (TD)
Le taux de distribution mesure le rapport entre les dividendes versés sur l'année et le prix de part au 1er janvier de la même année. Il constitue l'indicateur de référence pour comparer les revenus potentiels d'une SCPI à l'autre.
Exemple de calcul : une SCPI verse 5 € de revenus annuels par part. Le prix de part au 1er janvier est de 100 €. Le taux de distribution est de 5 %.
La régularité de ce taux sur plusieurs exercices est un indicateur de solidité. Une SCPI présentant des taux stables sur 3 à 5 ans témoigne généralement d'une gestion maîtrisée des risques locatifs. À l'inverse, une forte variabilité peut signaler une exposition à des aléas structurels ou une politique de distribution peu prudente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Le cas particulier des jeunes SCPI : un taux de distribution à interpréter avec recul
Les SCPI lancées depuis moins de trois ans affichent fréquemment des taux de distribution élevés, parfois supérieurs à 7 ou 8 %, qui doivent être lus avec prudence. Deux mécanismes distincts expliquent ce phénomène.
Le premier est l'effet de relution. Lorsqu'une jeune SCPI lève de nouveaux capitaux et les investit dans des actifs dont le rendement locatif est supérieur à la moyenne de son portefeuille existant, chaque part déjà émise bénéficie d'un surcroît de revenus distribués. Ce phénomène, dit « relutif », peut temporairement faire grimper le taux de distribution affiché, sans que cela reflète nécessairement une amélioration structurelle de la qualité des actifs ou de la gestion.
Le second est la non-représentativité liée à la phase de montée en puissance. Une SCPI en pleine collecte distribue ses revenus sur une assiette de capital encore réduite. Avec 20 M€ collectés et des actifs immédiatement locatifs, elle peut afficher un taux de 9 %. Une fois sa capitalisation portée à 500 M€, le même niveau de performance opérationnelle ne produira plus qu'un TD de 5 à 6 %. Le taux affiché en phase initiale n'est donc pas représentatif de la performance que le véhicule délivrera à maturité.
Ces effets s'estompent généralement entre la troisième et la cinquième année d'existence, lorsque la collecte se normalise et que le portefeuille atteint sa pleine diversification. C'est pourquoi le critère de régularité sur 3 à 5 ans reste le plus fiable pour évaluer la solidité d'une SCPI, indépendamment de son ancienneté.
La régularité : un critère aussi important que le niveau
Un taux de distribution élevé sur un seul exercice ne suffit pas à qualifier la solidité d'une SCPI. L'analyse doit porter sur la régularité de la distribution dans le temps, idéalement sur 3 à 5 exercices consécutifs. Une SCPI capable de maintenir un taux stable — même en période de tensions économiques ou immobilières — témoigne d'une gestion prudente des risques locatifs et d'une qualité de patrimoine solide.
À l'inverse, une forte variabilité du taux d'un exercice à l'autre peut signaler plusieurs situations : politique de distribution trop agressive sans constitution de réserves, concentration excessive sur un secteur ou un locataire, ou encore recours aux réserves pour maintenir artificiellement le niveau de distribution une année donnée. Ces éléments méritent d'être vérifiés dans les rapports annuels et les bulletins trimestriels de la société de gestion.
La politique de réserves
Les SCPI peuvent choisir de ne pas redistribuer l'intégralité des loyers encaissés et d'en conserver une partie sous forme de report à nouveau (RAN). Ces réserves constituent un matelas de sécurité permettant de lisser la distribution en cas de baisse ponctuelle des revenus locatifs. Un RAN élevé est généralement un signe de gestion prudente. Il peut aussi permettre à la SCPI de maintenir son niveau de distribution lors d'une période de vacance locative accrue ou de travaux importants.
La publication du montant du report à nouveau est obligatoire dans les rapports annuels des sociétés de gestion. Il constitue un indicateur complémentaire utile à intégrer dans l'analyse.
Le taux d'occupation financier (TOF)
Le TOF rapporte les loyers effectivement encaissés aux loyers qui seraient perçus si l'ensemble du patrimoine était loué. Un TOF supérieur à 90 % indique une bonne absorption locative ; un TOF en baisse peut anticiper une réduction des revenus distribués.
La capitalisation et la diversification du patrimoine
Une capitalisation élevée permet généralement une diversification sectorielle et géographique plus large, une résilience accrue face aux aléas locatifs locaux, et des équipes de gestion plus structurées. Elle ne constitue pas pour autant une garantie de performance. La capitalisation est un indicateur de robustesse structurelle, à croiser avec les autres critères.
Taux de distribution des SCPI : éléments de comparaison
Données historiques 2025 — ne constituent pas une projection.
| Support | SCPI (moyenne pondérée) | Fonds euros (assurance-vie) | Livret A | OAT 10 ans |
| Taux / rendement 2025 | 4,91 % | ~2,60 % (moyenne de marché) | 3 % jusqu'au 31/01/2025, puis 2,4 % jusqu'au 31/07/2025, puis 1,7 % depuis le 01/08/2025 | ~3,56 % à fin 2025 |
| Source | ASPIM-IEIF, bilan 2025 | France Assureurs, données 2025 | Banque de France | Banque de France |
Ces comparaisons doivent être interprétées avec prudence : les SCPI comportent un risque en capital et une liquidité limitée qui les distinguent fondamentalement des livrets réglementés ou des fonds euros, dont le capital est garanti ou protégé.
Les frais
Les frais prélevés par une SCPI sont multiples et doivent être intégrés dans toute évaluation de la performance réelle.
- Les frais de souscription (entre 6 % et 10 % selon les SCPI) sont prélevés à l'entrée et constituent un coût fixe à amortir sur la durée de détention. Ils impliquent mécaniquement qu'une revente à court terme sera déficitaire.
- Les frais de gestion annuels (entre 8 % et 14 % des loyers encaissés) sont déduits avant redistribution et réduisent donc directement le taux de distribution perçu par l'investisseur.
- Les frais d'arbitrage, prélevés lors des cessions d'actifs, peuvent impacter la performance à long terme selon la politique d'acquisition et de cession de la société de gestion.
L'ensemble de ces frais figure dans le document d'information clé (DIC) et la note d'information de chaque SCPI, documents dont la lecture attentive est indispensable avant toute souscription.
Le marché des SCPI en chiffres
Depuis 2020, la collecte des SCPI a connu des évolutions significatives, reflétant les cycles économiques et les ajustements du marché immobilier.
Année | Collecte | Nature de la donnée |
2020 | 6,03 Md€ | Collecte nette |
2021 | 7,4 Md€ | Collecte nette |
2022 | 10,2 Md€ | Collecte brute |
2023 | 7,7 Md€ | Collecte brute |
2024 | 4,7 Md€ | Collecte brute |
2025 | 5,5 Md€ | Collecte brute |
Sources : bilans annuels ASPIM — aspim.fr
Après deux années de repli marqué (2023-2024), le marché des SCPI a renoué avec une dynamique positive en 2025. La collecte brute remonte à 5,5 milliards d'euros, tandis que la collecte nette atteint 4,6 milliards d'euros, soit une progression de 29 % par rapport à 2024. Ce rebond témoigne d'un regain de confiance des épargnants, porté par la stabilisation des taux d'intérêt et des ajustements de valeurs des parts désormais en grande partie absorbés. Le taux de distribution moyen pondéré a progressé à 4,91 % en 2025 (source : ASPIM-IEIF), contre 4,72 % en 2024, confirmant la résilience des revenus locatifs et l'amorce d'une reprise du marché après la phase corrective de 2022-2024.
L'évolution du marché depuis 2020
Le marché des SCPI a traversé une période de mutations profondes depuis 2020. Sous l'effet conjugué des bouleversements économiques post-Covid, de la remontée des taux d'intérêt et de l'évolution des usages immobiliers, le secteur a dû s'adapter sur plusieurs fronts simultanément. Ces transformations ont reconfiguré les stratégies des sociétés de gestion et modifié les critères d'analyse pertinents pour les investisseurs.
Une recomposition sectorielle profonde
Le télétravail, généralisé à partir de 2020, a durablement modifié la demande en immobilier de bureaux. Les taux de vacance ont progressé dans plusieurs grandes métropoles françaises et européennes, fragilisant les SCPI fortement exposées à ce segment. En parallèle, d'autres typologies d'actifs ont démontré une résilience nettement supérieure : les établissements de santé (cliniques, EHPAD, cabinets médicaux), les structures d'éducation et de petite enfance, ainsi que les entrepôts logistiques — portés par la croissance du e-commerce — ont maintenu des taux d'occupation élevés et des revenus locatifs stables.
Cette recomposition a conduit de nombreuses sociétés de gestion à réorienter leurs stratégies d'acquisition vers ces secteurs, perçus comme plus défensifs. Les nouvelles SCPI lancées depuis 2021 reflètent d'ailleurs largement cette tendance, avec une part croissante de véhicules thématiques (santé, énergie, éducation) dans la collecte totale.
Une internationalisation croissante des patrimoines
L'investissement hors de France représente désormais une part significative des stratégies de nombreuses SCPI. L'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie et, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni constituent les principales zones d'implantation. Cette diversification géographique répond à plusieurs logiques : accéder à des marchés présentant des niveaux de rendement locatif différents, bénéficier de conventions fiscales permettant de réduire la pression fiscale sur les revenus perçus à l'étranger, et limiter la concentration du risque sur le seul marché français.
Il convient toutefois de noter que l'investissement à l'étranger introduit des risques spécifiques : risque de change pour les actifs hors zone euro, risque réglementaire lié aux législations locales, et complexité de la gestion à distance. Ces éléments doivent être pris en compte dans l'analyse d'une SCPI à forte exposition internationale.
Un renforcement du cadre réglementaire et des exigences ESG
La réglementation applicable aux SCPI s'est renforcée sur la période, sous l'impulsion de l'AMF et des directives européennes. Les sociétés de gestion sont aujourd'hui tenues de publier trimestriellement leurs indicateurs clés, de communiquer sur la valeur de réalisation du patrimoine et d'informer les investisseurs de manière transparente sur leur politique de distribution et les risques associés.
En parallèle, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) occupent une place croissante dans les stratégies d'acquisition. Le règlement européen sur la taxonomie verte et les nouvelles normes de performance énergétique (DPE tertiaire) contraignent les sociétés de gestion à intégrer la qualité environnementale des actifs dans leurs décisions d'investissement. Les immeubles présentant de mauvaises performances énergétiques sont exposés à une perte de valeur progressive, tandis que les actifs certifiés (BREEAM, HQE) bénéficient d'une demande locative plus soutenue. Cette dimension est appelée à peser davantage sur la valorisation des patrimoines dans les années à venir.
SCPI : les limites et risques à connaître avant d’investir
Investir dans une SCPI présente des avantages, mais aussi des contraintes et des risques qui doivent être compris et acceptés avant toute décision. La réglementation AMF impose aux sociétés de gestion de les communiquer de manière claire et complète. En voici une présentation détaillée.
Risque de perte en capital
La valeur des parts d'une SCPI n'est pas garantie. Elle évolue en fonction de la valeur vénale des actifs détenus en portefeuille, laquelle dépend des conditions du marché immobilier, des taux d'intérêt et de la demande locative. Un investisseur qui cède ses parts dans un contexte de marché défavorable peut récupérer une somme inférieure à son investissement initial.
Liquidité limitée et absence de garantie de revente
Les parts de SCPI ne sont pas liquides à tout moment. La revente s'effectue selon des modalités différentes selon la nature de la SCPI :
Pour une SCPI à capital variable, la société de gestion assure la liquidité en rachetant les parts lorsque la collecte entrante le permet. En cas de déséquilibre entre les demandes de retrait et les souscriptions nouvelles, la revente peut être suspendue ou différée, parfois pendant plusieurs mois.
Pour une SCPI à capital fixe, les parts sont cédées sur un marché secondaire organisé. La vente n'intervient que si un acquéreur se présente au prix souhaité. En l'absence de contrepartie, les parts peuvent rester invendues.
Dans les deux cas, la liquidité n'est pas garantie.
Risque de variation et de non-distribution
Le taux de distribution n'est pas garanti. Il peut évoluer à la hausse comme à la baisse d'un exercice à l'autre, en fonction de plusieurs facteurs : hausse du taux de vacance locative, renégociation de baux à des conditions moins favorables, travaux impactant les loyers perçus, ou décision de la société de gestion de constituer ou de puiser dans ses réserves. Un taux de distribution historiquement élevé ne préjuge pas de son maintien lors des exercices suivants.
Risque lié à la fiscalité
En détention directe, les revenus distribués par une SCPI sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, soumis à l'impôt sur le revenu au taux marginal de l'investisseur, majoré des prélèvements sociaux (17,2 %). Pour un contribuable situé dans une tranche marginale d'imposition élevée, la fiscalité peut significativement réduire le rendement net effectivement perçu.
Pour les SCPI investies hors de France, la fiscalité applicable aux revenus étrangers dépend des conventions fiscales bilatérales en vigueur, ce qui peut introduire une complexité supplémentaire dans la déclaration et le traitement fiscal des revenus.
Durée de détention et horizon d'investissement
La SCPI n'est pas un placement de court terme.. Une durée minimale de 8 à 12 ans est généralement recommandée par les sociétés de gestion, afin de lisser les cycles immobiliers et de permettre à l'investisseur de bénéficier d'une éventuelle revalorisation du patrimoine. Tout investisseur envisageant un besoin de liquidités à horizon court ou moyen terme doit en tenir compte avant de souscrire.
Risques sectoriels et géographiques
Même si la diversification est l'un des atouts structurels des SCPI, certains véhicules restent concentrés sur un secteur (bureaux, commerce, santé) ou une zone géographique particulière.De même, les SCPI investissant hors de la zone euro sont exposées à un risque de change qui peut affecter la valeur des actifs et des revenus perçus.
Pourquoi investir dans les SCPI aujourd’hui ?
La SCPI présente des caractéristiques distinctives par rapport à l'investissement immobilier en direct. Ces éléments doivent toutefois être examinés à la lumière de votre situation patrimoniale et fiscale propre, avec l'accompagnement d'un conseiller.
Ce que permettent les SCPI :
- Accessibilité : le ticket d'entrée se situe généralement entre 150 € et 1 000 € par part selon les SCPI.
- Mutualisation des risques : une seule part donne accès à un parc immobilier diversifié (secteurs, zones géographiques, locataires).
- Délégation totale de la gestion : la société de gestion assure l'ensemble des opérations (acquisition, gestion locative, travaux, comptabilité), moyennant des frais prélevés sur les loyers.
- Accès à des typologies d'actifs peu accessibles en direct : immeubles de santé, d'éducation, entrepôts logistiques, actifs d'entreprise loués à long terme.
- Optimisation fiscale possible via l'intégration des parts dans un contrat d'assurance-vie, permettant de différer la fiscalité sur les revenus distribués.
Comment choisir une SCPI adaptée à son profil ?
SCPI de rendement ou SCPI fiscales : deux finalités distinctes
Les SCPI se répartissent en deux grandes familles dont les objectifs sont fondamentalement différents. Les SCPI de rendement investissent dans l'immobilier professionnel avec pour objectif principal la redistribution de loyers. Ce sont elles qui font l'objet du classement ci-dessus. Les SCPI fiscales investissent dans le logement résidentiel dans le cadre de dispositifs réglementés (Malraux, Déficit Foncier) ; leur finalité est la génération d'un avantage fiscal, non la distribution de revenus réguliers. Ces deux familles ne sont pas comparables sur la base du seul taux de distribution.
| Critère | Objectif | Type d'actifs | Taux de distribution indicatif (données 2025) | Durée recommandée | Liquidité | Profil adapté |
| SCPI de rendement | Revenu potentiel régulier + valorisation à long terme | Immobilier professionnel | 4 % à 9 % | 8 à 12 ans | Marché secondaire organisé | Investisseur cherchant un revenu potentiel régulier |
| SCPI fiscales | Optimisation fiscale | Logements sous dispositifs fiscaux | 1 % à 3 % | 9 à 15 ans selon le dispositif | Plus complexe | Contribuable cherchant à réduire son imposition |
Points de vigilance avant d'investir
- Analyser le taux de distribution sur la durée : Un taux élevé sur un seul exercice ne suffit pas. Privilégier les SCPI ayant maintenu un niveau stable sur 3 à 5 ans, y compris en période de tension économique.
- Vérifier le taux d'occupation financier : Un TOF élevé et stable témoigne de la qualité locative du patrimoine. Un TOF en baisse peut anticiper une réduction des revenus distribués.
- Examiner la composition et la diversification du patrimoine : Une répartition sectorielle et géographique large contribue à réduire la concentration du risque.
- Lire l'intégralité des frais : Frais de souscription, de gestion et d'arbitrage figurent dans le DIC et la note d'information, disponibles auprès de la société de gestion.
- Évaluer la société de gestion : Ancienneté, régularité des publications, cohérence de la stratégie et qualité de la communication sont des éléments qualitatifs déterminants.
- Vérifier l'adéquation avec votre horizon : Une durée de détention minimale de 8 à 12 ans est généralement recommandée pour amortir les frais d'entrée et lisser les cycles immobiliers.
- Anticiper l'impact fiscal : En détention directe, les revenus sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. L'intégration dans une assurance-vie peut permettre de différer cette imposition selon votre situation.
Perspectives : quelles évolutions pour les SCPI en 2026 ?
Les tendances macroéconomiques à surveiller
La performance des SCPI est étroitement liée à l'environnement de taux. La remontée des taux directeurs à partir de 2022 avait conduit à des ajustements des valeurs d'expertise du patrimoine : –4,5 % en 2024 (source ASPIM-IEIF). En 2025, ce cycle correctif s'est largement atténué : la performance globale annuelle (PGA) moyenne des SCPI est revenue en territoire positif à +1,46 %, signe que les ajustements de valorisation sont désormais en grande partie absorbés. Le taux de distribution moyen pondéré s'est quant à lui renforcé à 4,91 % en 2025, contre 4,72 % en 2024
Ce retournement s'explique notamment par le cycle de détente monétaire engagé par la BCE dès l'automne 2024 : les taux directeurs ont été abaissés à plusieurs reprises pour atteindre 2,00 % (taux de dépôt) en juin 2025, contre un pic de 4 % en 2023. Cette normalisation des taux soutient mécaniquement la revalorisation des patrimoines immobiliers à moyen terme, sans que cela puisse être anticipé avec certitude.
La demande immobilière reste par ailleurs différenciée selon les secteurs : les actifs de santé, d'éducation et de logistique ont affiché une résilience plus marquée que les bureaux, structurellement affectés par les évolutions des modes de travail.
L'Europe comme axe de développement
L'internationalisation des SCPI constitue une tendance de fond. Près d'un tiers des SCPI investissent déjà hors de France, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni. Les réglementations environnementales européennes (taxonomie verte, normes de performance énergétique) vont progressivement influencer la valeur des actifs : les immeubles peu performants énergétiquement sont exposés à une dépréciation accrue, tandis que les actifs certifiés devraient être mieux valorisés.
FAQ — Classement et investissement en SCPI : les réponses à vos questions
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test FAQ
Quelle est la meilleure SCPI du moment ?
Il n’existe pas de “meilleure” SCPI universelle. Le choix dépend surtout de votre profil d’investisseur, de votre horizon de placement et de vos objectifs (revenus, diversification, fiscalité, etc.).
Pourquoi le dividende d'une SCPI contient-il une part de revenus financiers ?
Une SCPI dispose de liquidités prenant différentes formes : trésorerie en attente d’investissement, réserves, provisions, dépôts de garantie, ….
Ces liquidités sont conservées sur des placements de trésorerie sécurisés qui génèrent des intérêts financiers.
Ils représentent une part marginale des revenus distribués par la SCPI et sont imposés au titre des revenus des capitaux mobiliers avec la possibilité d’opter pour le prélèvement libératoire.
Comment mesurer la qualité d'une société de gestion ?
Les sociétés de gestion de SCPI se différencient à de nombreux titres. En estimer la qualité est un exercice complexe, mais certains critères peuvent fournir des indicateurs de choix :
- Intégration des métiers : une société de gestion qui assure elle même les relations avec les locataires de la SCPI ou le sourcing des immeubles aura une maîtrise avancée de ses marchés et de la gestion de son parc immobilier.
- Historique de l'équipe de l'équipe de gestion,
- Performance de l'ensemble des fonds gérés,
- Niveau de spécialisation : une société de gestion spécialisée présentera, au sein de sa spécialité, une meilleure maîtrise que ses confrères généralistes. Parmi les élément de spécialisation : le secteur immobilier (bureau, commerce, résidentiel, entrepôts, ...) , zone géographique, taille unitaire des immeubles ou encore stratégie spécifique (environnementale par exemple).
- Transparence de l'information délivrée.