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Quel est le programme immobilier de Marine Le Pen ?

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Explorimmo continue son analyse du programme immobilier des différents candidats aux prochaines élections présidentielles en France. Cette fois, c’est le projet Marine Le Pen qui est en ligne de mire. 

Sur la loi ALur et la politique du logement menées depuis 2012, les propos de Marine Le Pen sont sans ambiguité : la « loi ALUR a été mal préparée, mal conduite et mal appliquée ; certains dispositifs, comme la garantie de loyer, ont été votés mais pas mis en œuvre faute de financement ». Bref, « les bonnes intentions ne font pas de bonnes politiques ».

L'encadrement «a eu sans aucun doute un effet sur les loyers et les a fait «  baisser ». Cependant, elle estime que « ce n'est pas une solution de long terme » en raison notamment de la possibilité offerte aux propriétaires de mettre leurs biens sur des sites comme Airbnb, «plus lucratif». De plus, l’encadrement des loyers peut conduire au développement de « pratiques illégales ». L’idée ? Pas très précise : « une vision plus large et moins coercitive ».

Dans le domaine de la fiscalité immobilière, Marine Le Pen admet qu’elle « est manifestement trop élevée ». C’est pourquoi, elle propose une « réforme territoriale qui permettra de dégager des économies et ainsi alléger la fiscalité locale pesant sur le logement ». En tous cas, il y a « urgence » selon la candidate à geler les hausses de la taxe d'habitation voire la baisser pour les Français en difficulté. Dernier point, elle envisage de réduire les droits de mutation de 10% afin de redynamiser le marché. Et de rappeler par la même occasion que la taxation des transactions immobilières en France « est une des plus élevée d'Europe (14% de la valeur du bien en moyenne)

Marine Le Pen est favorable à la politique d'incitation à l'investissement locatif et notamment le dispositif Pinel qui doit s’arrêter en décembre prochain. Et si la défiscalisation Pinel représente un coût de 360€ en termes de recettes fiscales « c'est une nécessité face à l'effondrement de l'offre locative ». La candidate assure même « reconduire le dispositif Pinel ».

Les aides à la pierre ? Il faut rapidement rationaliser ! Mettre en place « une véritable politique du logement plutôt qu'un empilement de mesures sans cohérence et sans vision ». Elle souhaite distinguer les dépenses fiscales utiles de celles qui ne le sont pas « et qui finissent en effet d'aubaine ». Dans la foulée, les économies dégagées « iront bien entendu aux dispositifs les plus efficaces ». A noter, qu’elle veut aussi « préserver et amplifier les prêts aidés pour l'accession à la propriété ».

L’instauration d’un statut de bailleur privé n’est pas sa priorité. Pour elle l’important est surtout de « rationaliser et simplifier les normes d'urbanisme et de construction afin de résorber les tensions sur le marché du logement ». Quant à la modification éventuelle du statut il ne « pourra se faire qu'en concertation avec eux afin que la prise en compte des intérêts des uns et autres soit optimale ».

Parmi ses 1ères mesures, la candidate du Front National entend réduire les dépenses de logement des ménages. Comment ? Par « un grand plan d'aide à la construction et à la réhabilitation des logements puis, par la baisse de taxe d’habitation  pour les plus modestes et le gel de son augmentation. Enfin elle milite pour la pérennisation des APL (suppression de la prise en compte du patrimoine dans leur calcul) ». Elle envisage de créer une « Protection-Logement-Jeunes » au travers la construction de logements étudiants. De plus il s’agit de revaloriser « de 25% les APL pour les jeunes jusqu'à 27 ans dès la première année du quinquennat ». Dernier point, elle facilitera l’accès à la propriété par un renfort des dispositifs de prêts aidés et par l’amélioration des conditions de rachat par les locataires de leur logement social afin de parvenir à 1% du parc HLM vendu chaque année.

Sur la question de la régionalisation de la politique du logement, la candidate frontiste estime « au contraire, une cohérence nationale ». A cette fin, elle regroupera le logement, l'aménagement du territoire et les transports au sein d’un même ministère. Par ailleurs, Marine Le Pen affirme vouloir « supprimer l'échelon de la région, coûteux et inutile ».

La loi SRU ne plait pas à Marine Le Pen et son objectif n’est pas atteint « manifestement » pour des raisons parfois « clientélistes inadmissibles ». Elle entend donc modifier en profondeur la politique du logement social. Conformément au crédo du Front National elle veut réserver « prioritairement aux Français son attribution, sans effet rétroactif, pour le mobiliser vers les publics qui en ont le plus besoin ». Point qui n’a pas été évoqué par d’autres candidats, il convient d’« appliquer réellement l'obligation de jouissance paisible sous peine de déchéance du bail ».

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